Le Bar sur Loup est un chef-lieu de canton qui compte 2600 habitants. La commune s'étend sur 1447 hectares adossés à la montagne bordant la moyenne vallée du Loup. Son altitude passe de 100 m au niveau de l'Escure à 310 m à la mairie, 580m à la zone industrielle de la Sarrée pour atteindre enfin 1310 m au plateau de la Malle. L’agriculture du Bar a évolué au cours des siècles : de cultures vivrières pauvres dues au manque d'eau, le développement de la parfumerie au XIXe siècle a modifié le visage de la vallée. Dès lors, l'exploitation de l'olivier et de l’oranger apparaissent comme vocation principale. L'oranger surtout y trouve sa place en raison d'un climat favorable. L’implantation de l’usine de parfumerie Mane à l’entrée de l'agglomération sera un facteur important de croissance pour la commune.

L’oranger deviendra le symbole de la prospérité du Bar surnommé la “cité des orangers”. Un recensement des orangers en production au sortir de la guerre de 1914 donne une estimation de 200000 arbres dans le département dont environ 10 % dans notre vallée.

Originaire de l’Himalaya, l’arbuste se diffusera peu à peu vers l’ouest au cours des siècles, atteindra l’Espagne lors des conquêtes arabes et la France au moment des Croisades. Dès le XIVe siècle, on connaît les vertus curatives de la fleur et des feuilles séchées de l'oranger. Les techniques de conservation et l'usage des parfums se développent au XVlle siècle. Le principe de fixation de l'essence de fleur fut découvert en 1672 et rendu célèbre par Anne-Marie, princesse de Néroli qui l’utilisait pour parfumer ses gants.
La production de cette fleur fera vivre une population rurale importante : il faut 1000 kg de fleurs pour obtenir 1kg d'essence.

De nos jours, un regain d'intérêt se manifeste envers l'oranger. On utilise l'orange amère “la bigarade” à d'autres fins, on réinvente le “vin d'orange” et le lundi de Pâques chaque année a lieu au village la fête de l'oranger.

Georges DUCOULOMBIER

Accueil    Auteurs    Événements   Commande    Presse